Atmo PACA - Air et pollution

L'air et la pollution

L’activité économique est responsable d’un réchauffement climatique prévisible.

Le rôle des activités humaines dans le réchauffement climatique est aujourd’hui certain. L’essentiel de la communauté scientifique s’accorde à le dire, toutes disciplines confondues.

La température moyenne du globe a augmenté de 0,74 degré en 100 ans (1906-2005) et le niveau de la mer de 17 cm au 20ème siècle. Depuis une trentaine d’années, les sécheresses se sont amplifiées, particulièrement dans les régions tropicales et subtropicales.

Planète plus chaude de 2 à 4° sur un siècle

Selon les scénarios de croissance économique et démographique, envisagés par le GIEC à l’horizon 2100, les « valeurs les plus probables » du réchauffement à venir vont de 1,8 à 4 degrés Celsius : Le niveau de la mer s’élèverait de 18 à 59 cm d’ici 2100. Si rien n’est entrepris pour combattre l’effet de serre, les événements météorologiques extrêmes (vagues de chaleur, fortes précipitations) continueront à devenir plus fréquents au XXIème siècle.

Le « coup parti » il y a un siècle produit ses effets aujourd’hui. Les émissions passées occasionneront un réchauffement inévitable d’environ 0.6°C supplémentaire d'ici la fin du siècle, même si les concentrations atmosphériques en GES restent au niveau de l’an 2000.

La part des pays émergents

La croissance soutenue d’un tiers-monde en plein développement explique en partie la croissance prévue des émissions de gaz à effet de serre. La Chine et ses 1,2 milliards d’habitants a très fortement développé sa production industrielle et profité des délocalisations d’entreprises américaines et européennes. La croissance de son Produit Intérieur Brut est supérieure à 10% depuis cinq ans, comme la consommation de ses habitants. L’Inde vient juste derrière, avec 9% de croissance du PIB, une grande partie de son milliard d’habitants s’approche du mode de consommation occidental. Les normes de rejets polluants et les politiques de maîtrise des GES sont balbutiants dans ces pays émergents. Les économies occidentales, grandes consommatrices d’énergie fossile, ont contribué et contribuent toujours quant à elles à la production de GES.