Atmo PACA - Air et pollution

L'air et la pollution

L'ozone : indispensable à haute altitude, nocif au niveau du sol

A haute altitude, l’ozone est vital à l’Homme : c’est le "bon ozone" car il absorbe une partie des rayons ultra violets du soleil, mais à basse altitude l’ozone peut être nocif à l’Homme, c’est le "mauvais ozone". La répartition des teneurs en ozone est de l’ordre de 90 % dans la haute atmosphère (stratosphère) et de 10 % dans la basse atmosphère (troposphère).

L’ozone protecteur, un phénomène naturel

Dans les années 1980, des chercheurs découvrent qu’un trou (baisse des concentrations d’ozone) apparaît chaque printemps au dessus de l’Antarctique (pôle sud), trou qui se comble après le mois d’octobre. Des mécanismes chimiques faisant intervenir le chlore et le brome sont responsables de la destruction de la couche d’ozone. Les composés halogénés (CFC ou fréons) créés par l’Homme et utilisés dans les aérosols ou les réfrigérateurs sont les principaux responsables. Et, même si leur production est aujourd’hui interdite, ils ont une durée de vie telle (>100 ans) qu’il en reste encore beaucoup dans l’atmosphère. Les scientifiques estiment que ce n'est qu'entre 2060 et 2075, que les concentrations d'ozone au dessus de l'Antarctique retrouveront leur niveau des années 80. Si le pôle Sud est plus impacté du fait de conditions spécifiques en température notamment, le pôle Nord commence également à subir ce phénomène vers la fin de l’hiver.

La couche d’ozone s'appauvrie désormais jusqu'à 60 % pendant le printemps en Antarctique (de septembre à novembre). L'agence météorologique des Nations Unies annonçait en octobre 2006 que le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique est plus important qu'il ne l'a jamais été, dépassant son niveau record de 2000.

L’ozone nocif, un phénomène humain

Contrairement aux idées reçues, ce " mauvais ozone " n’est pas émis directement par les gaz d’échappement des véhicules (notamment les oxydes d’azotes - NOx) ou les fumées d’usine (en particulier les composés organiques volatils - COV, ex : hydrocarbures) . Ils en sont responsables, mais après qu’ils aient réagi entre eux sous l’action du rayonnement solaire; on dit alors que l’ozone est un polluant ‘secondaire’.

Ces réactions complexes forment l’ozone essentiellement en périphérie des villes, car la masse d’air voyage pendant que les réactions se font. De plus dans les centres villes, les précurseurs sont trop nombreux et certains détruisent l’ozone par des réactions différentes mais tout aussi complexes.

Les zones rurales, situées sous les vents des villes ou des industries subissent également la pollution photochimique du fait du transport de la masse d’air qui se charge progressivement en ozone. Celle-ci peut parfois être portée assez loin notamment par les brises de vallée. C’est un cas typique en région Provence Alpes Côte d’Azur via la vallée de la Durance, la vallée du Var ... A la montagne, le fort rayonnement ultra-violet et l’absence d’inversion thermique favorise la formation d’ozone.
L’ozone est un polluant ‘estival’, voir du printemps et de l’automne dans les régions fortement ensoleillées comme la région Provence Alpes Côte d’Azur. Les plus fortes concentrations se rencontrent donc lors de conditions de fort ensoleillement et de stagnation de l’air. L’ozone est l’un des indicateurs de la pollution photochimique mais il existe un véritable ‘cocktail’ émis par ce processus photochimique notamment le peroxy-acétyl-nitrate (PAN).