Atmo PACA - Air et pollution

L'air et la pollution

Le vent, l’altitude et la température influent la pollution

Le vent

Plus la vitesse du vent est faible et plus les polluants risquent de s’accumuler. Cependant un vent fort et de direction clairement définie peut diriger un panache vers une zone spécifique, et y concentrer ainsi la pollution. C’est le cas des panaches industriels, parfois.
La vitesse du vent augmente généralement avec l’altitude, ainsi plus les polluants s’élèvent et plus leur dispersion est facilitée.

Les brises de vallée

Les brises de vallées se développent essentiellement par temps stable, surtout à la belle saison. Le jour l’air réchauffé par les rayons du soleil s’élèvent vers les sommets : c’est la brise montante, la nuit le phénomène s’inverse. Le courant nocturne est toujours moins fort que le courant diurne

Les brises de mer

En cours de journée, l’air situé au-dessus de la terre se réchauffe plus rapidement que celui situé sur la mer. Devenu plus léger, il peut s’élever en altitude. L’air de la mer, plus frais vient alors le remplacer: c’est la BRISE DE MER Elle tourne souvent avec le soleil et voit son maximum d’intensité l’après-midi. De façon générale, plus l’eau est froide, plus la brise est forte. Par temps instable sur terre, les mouvements ascendants favorisent son développement.

Après le coucher du soleil, la terre se refroidit rapidement. Lorsque les températures s’équilibrent sur terre et sur mer, le vent se calme, puis le phénomène s’inverse. L’air s’écoule alors de la terre vers la mer, c’est la BRISE DE TERRE Ces brises peuvent apparaître aussi au bord de grands lacs.

La température

La température agit à la fois sur la chimie et les émissions des polluants. Ainsi certains composés voient leur volatilité augmenter avec la température, c’est le cas des composés organiques volatils. Le froid, lui, augmente les rejets automobiles du fait d’une moins bonne combustion. La chaleur estivale et l’ensoleillement favorisent les processus photochimiques, comme la formation d’ozone.

L'inversion thermique

Dans la troposphère la température décroît avec l'altitude (de l’ordre de 0,65°C par 100m, sous nos latitudes). L'air chaud contenant les polluants monte et se disperse. La nuit, le sol, et la mince couche d’air juste au dessus, se sont refroidis plus vite que la couche d’air qui les surplombe. L’air froid situé en dessous est alors bloqué par l’air chaud situé au dessus. Les polluants ne peuvent plus se disperser dans l’atmosphère, ils sont piégés par ce couvercle d’air chaud. Ce phénomène ‘d’inversion de température’ est fréquent en hiver dans les villes. Il se retrouve aussi très souvent dans les vallées même de jour.

La pression

En situation de basse pression (dépression), la turbulence de l'air est généralement assez forte. Ceci engendre de bonnes conditions de dispersion. En revanche, lors de situations anticycloniques, ou hautes pressions, l'air est stable ce qui favorise l’accumulation des polluants.